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Tout ça à cause du concorde ?

Nous, petits humains, pourrions donc polluer notre stratosphère ? Dans les années 1970, la question scientifique devient un débat international. Parmi les déclencheurs, un débat industriel sur... l'exportation du Concorde.

le 30 novembre 2013

Extrait du dossier "Une bouffée d'air frais" du magazine Vert & Bleu n°1 (novembre 2013)

Nous sommes au début des années 1970, à une époque où la France et la Grande-Bretagne cherchent à exporter leur grande réussite technologique commune : le Concorde, un avion de ligne supersonique. « Pour les États-Unis, l’enjeu commercial était énorme. Ils ont posé une question gênante : le fait que le Concorde vole dans les basses couches de la stratosphère serait-il néfaste pour la couche d’ozone ?» Morgan Jouvenet, chercheur CNRS au laboratoire Printemps, travaille actuellement sur les rapports entre science et politique.

C’est à ce moment-là, nous raconte-t-il, que les chercheurs, notamment ceux de la Nasa, décident d’aller y voir de plus près. Les Français s’y mettent aussi. Ils se rendent compte que si les avions de ligne stratosphériques comme le Concorde ont un effet, c’est plutôt dans un sens positif. Mais le débat est relancé. En 1985, le Britannique Joe Farman découvre qu’un trou se forme chaque année dans la couche d’ozone, au-dessus de l’Antarctique. «L’évidence ne tombe pas du ciel. Les annonces, les rétractations se succèdent. Mais les chercheurs finissent par confirmer l’impact des activités humaines sur les équilibres physico-chimiques qui déterminent le climat global.» C’est donc avéré, l’homme est responsable de la perturbation des équilibres fondamentaux qui rendent notre planète viable.


[style1; Couche d’ozone et effet de serre]

Petit à petit, les hommes politiques prennent conscience de l’importance des recherches sur le «changement global». «Aux États-Unis, en pleine crise énergétique, les milieux environnementalistes ont une certaine influence. Au départ, ce sont les États-Unis qui insistent pour réglementer les émissions de chlorofluorocarbures – ce qui peut surprendre, compte tenu de leur position aujourd’hui dans les négociations intergouvernementales sur le climat», rappelle Morgan Jouvenet. Lors de la conférence de Montréal, en 1987, on interdit les chlorofluorocarbures dans les aérosols. Le GIEC se forme en 1988.

À la fin des années 1980, la préoccupation pour l’environnement n’est pas l’apanage de la gauche politique. Margaret Thatcher, en 1989, est l’une des premières à faire un discours officiel devant les Nations unies sur le sujet : il faut agir! «La préoccupation générale pour l’environnement bénéficie naturellement aux scientifiques du climat... mais elle expose aussi leurs résultats sur la scène médiatique. Ils doivent donc défendre leurs résultats face à des non-spécialistes.» Une controverse qui bat encore son plein aujourd’hui, malgré la solidité des résultats.

[style1;Masters en développement durable : 6 raisons d'être des pionniers]

Pourquoi les masters en sciences de l’environnement, du territoire et de l’économie (SETE) de l’UVSQ sont-ils en tête des classements de la presse ? Parce qu’ils sont plus ouverts sur le monde, de six manières :

1.Ils évoluent avec leur temps

Le master en qualité de l’air et lutte contre le bruit s’adapte aux normes et aux métiers depuis treize ans.

2.Ils mêlent les disciplines avec intelligence

Dans tous les masters SETE, il y a un tronc commun qui enseigne des bases de physique aux économistes, de société aux biologistes...

3.Les entreprises sont réellement impliquées

Les entreprises ne sont pas seulement invitées, elles coconstruisent les masters avec les enseignants. La moitié des diplômes sont en alternance.

4.Ils sont adossés à de la recherche de pointe

Les masters Arctic Studies et Innovation climat-environnement sont directement adossés aux laboratoires de recherche LSCE et Cearc (Centre européen arctique).

5.Ils vont chercher les partenariats les plus pointus et évoluent avec leur temps

Dans le cadre de la future université Paris-Saclay, des diplômes en partenariat avec l’université Paris-Sud, HEC, Polytechnique, Centrale... se préparent pour 2015.

6.Pour la «magie de Saclay»

«La magie de Saclay, c’est d’allier une masse critique d’étudiants à des relations approfondies entre écoles», se réjouit Jean-Paul Vanderlinden, responsable des masters SETE.

Pour en savoir plus sur les masters SETE : www.uvsq.fr

[style4;Lire aussi :]